La lettre d’information

La lettre COS n°9
Février 2013

Le billet de Philippe Bigot

L’imposture, l’imposteur et le coach

Le thème de l’imposture revient régulièrement sur le devant de la scène médiatique à la faveur de l’actualité. Aucun domaine ne semble être épargné par l’imposture, fusse parmi les plus cruciaux et même vitaux avec la médecine. Que l’on songe par exemple à l’ex-docteur Maure que la justice a condamné pour pratique illégale de la médecine (esthétique) alors même qu’il était médecin… L’imposture n’a donc aucune raison d’être absente de la scène du coaching. D’ailleurs la parution récente de « DRH le livre noir » lève le voile sur les pratiques de coaching fondées sur le tarot de Marseille dont se prévaut un des responsables et formateur d’un cycle prestigieux de formation au coaching d’une très célèbre école de commerce parisienne. Tour de passe-passe entre l’honorabilité de la marque de l’école et des pratiques de voyance ! Imposture parfaite donc…

L’imposture chez le coach est abordée dans un texte de 2002, de Vincent Lenhardt. Il y développe la notion de « complexe d’imposture » ou « complexe de l’imposteur » dans lequel se trouverait le coach avec sa pratique (surtout lorsqu’il débute). A ceci près que ce dont parle Vincent Lenhardt à propos de ce complexe relève du sentiment de « manque ou absence de légitimité » chez le coach. C’est du reste avec ce terme qu’il construit ce complexe. Du déficit de légitimité (plutôt banal chez un débutant) à l’imposture, il semble bien que ce « complexe » ainsi définit prenne des allures de syllogisme. Pour le dire autrement, si l’imposture est nécessairement fondée sur une « illégitimité » (c’est une condition constitutive de l'imposture), le sentiment d’illégitimité du coach n’implique pas, systématiquement, de sa part, une imposture. Dans l’imposture, il y a une intention. L’intention de l’imposteur est bien ce qui fait la différence et le qualifie comme tel. Si on reconnait aisément que l’imposture ne saurait épargner le monde et le champ du coaching, alors il nous faut admettre qu’il y a, ici ou là, des imposteurs chez les coachs. Et le coach imposteur est au coaching ce que la contrefaçon est à l’industrie du luxe… il est dans l'apparence et les apparats. L’imposteur et l’imposture ont pris des sens divers au cours des siècles. Le sens premier, étymologique, indique que l’imposteur est celui qui fait payer ses dettes par les autres. L’imposteur c’est aussi celui qui s’impose et en impose par de fausses apparences. Le mot prendra aussi le sens de l’usurpation. L’imposture est le fait d’abuser d’un titre, d’une qualité mais aussi d’emprunter un nom. L’imposteur est alors celui que se fait passer pour ce qu’il n’est pas. C’est ce sens général et commun qui prévaut aujourd’hui. Dans une société hyper-médiatique, l’imposture dispose du terreau idéal pour éclore de nouvelles façons. Pour reprendre la formule éclairante de Roland Gori (professeur émérite de psychopathologie clinique), l’imposteur vit à crédit (ce n’est pas sans rappeler le sens étymologique), il vit sur le crédit que les autres lui accordent. L’imposteur est enfermé dans un monde d’apparence, il vit par et pour l’apparence qui lui tient lieu de consistance. Véritable caméléon, il fait preuve d’une adaptation exceptionnelle à la réalité : il est parfaitement « normal » (dans la norme), lisse dans sa façon d’être, de se comporter. Il a un sens exceptionnel de l’identification, il engage son énergie dans la reproduction, le mime ; Il récite ce qu’il emprunte aux autres. Pourquoi investir dans l’Etre, dans l’appropriation, dans l’intégration alors que le paraitre suffit aux résultats recherchés ? L’imposteur présente tous les gages de la bonne éducation et affiche toutes les apparences de l’harmonie, pas une ombre visible au tableau. Son image est pensée dans le moindre détail, elle est sous contrôle. Mais cette image n’est qu’un « trompe-l’œil ». Le mensonge, la fraude, l’hypocrisie, la tromperie… ne sauraient suffire à qualifier l’imposteur. Là aussi, un mensonge ne suffit à transformer celui qu’il l’énonce en imposteur. Ce dernier n’existe qu’au travers de ceux qu’il dupe et se caractérise alors en ceci : l’imposteur créait les conditions et installe son public dans une position depuis laquelle sa victime devra consentir à ce que le faux soit reconnu et authentifié comme vrai. Ceci signe l’instrumentalisation particulière de l’imposteur : il amène à un brouillage, à un renversement des repères. Ainsi l’apparence des actes vaut pour les actes eux-mêmes, les affirmations tiennent lieu de réalités, le faux prend la place du vrai, l’approximation remplace l’exactitude… Faire admettre le faux comme étant le vrai, obtenir ce déplacement est pour l’imposteur la source même de son énergie autant que de sa conviction. L’imposteur a donc besoin de « l’autre », d’un autre qu’il met en position d’objet, d’un autre dont la duplicité se transforme en complicité plus ou moins consciente. Il se nourrit de la crédulité de ceux qui l’entoure, de la crédulité de ceux dont il abuse. Toutefois ne nous y trompons pas, ce n’est pas le « dupe » ou le « crédule » qui fabrique « l’imposteur » mais bien l’imposteur qui sait abuser de la confiance de celui qui bascule alors, dans la duplicité. Dans une certaine mesure, la relation de l’imposteur et de « l’abusé » fonctionne comme le pacte qui unit le prestidigitateur à son public. A cette différence notable près que le prestidigitateur use de l’apparence du vrai alors que son public sait qu’il y a « un truc ». Ce qui est vrai avec la prestidigitation c’est qu’il s’agit d’une illusion, là où l’imposteur fait passer pour vrai ce qui n’est qu’une illusion ! Pour satisfaire son appétit insatiable de pouvoir et de reconnaissance, l’imposteur installe un système relationnel d’influence pour maintenir la duplicité autour de lui, pour exercer son pouvoir et d’une certaine façon, sa tyrannie des apparences. Son forfait est alors commis lorsque les faits de la réalité ne sont plus reconnus pour ce qu’ils sont. Sa force de conviction et son aplomb sont alors ses meilleurs atouts. Pris dans ce « système » l’autre n’a plus le droit au doute, il est tenu de croire, d’adhérer et de tenir pour vrai le discours de l’imposteur. Et comme pour lui la fin justifie les moyens… rien ne saurait l’arrêter. C’est sur ce point précis, celui qui consiste à dire qu’il ne peut pas s’arrêter que se joue le pathétique de l’existence de l’imposteur. Il est prisonnier des apparences dont il n’a d’autres choix que de les maintenir. Son drame se joue en deux temps. D’une part lorsqu’il en obtient, il sait que la reconnaissance, les félicitations, les applaudissements ne lui sont pas destinés. C’est sa capacité à leurrer qui est ainsi reconnue, jamais sa personne. De lui-même, il n’est pas dupe. D’autre part, il est condamné à un destin qui n’est autre que celui d’être, un jour où l’autre, découvert, démasqué. C’est là l’angoisse avec laquelle il doit composer. L’imposteur n’a pas d’autre destin que de voir son monde d’apparats et d’apparences s’écrouler. Il lui faudra recommencer ailleurs, avec d’autres et parfois dans un autre métier… C’est là que le réel rattrape le semblant, sa terre d’adoption. A remarquer que notre langue n’a pas de féminin pour le mot imposteur (sauf à recourir au néologisme) permet de dire que l’imposteur au féminin est une réalité… Dans son texte « comment je vois le monde » Einstein ne disait-il pas « rien n’est plus proche du vrai que le faux ». Le mantra parfait de l’imposteur…

Des nouvelles du réseau COS®

Philippe Bigot a fait parvenir à tous les membres du réseau COS® une charte à signer et à lui renvoyer avant le 01 mars. Une marque d’engagement ? Nous l’avons interrogé.

Collectif Rédactionnel : Une charte de plus qui engage la déontologie du coach professionnel au milieu de toutes celles qui existent déjà, pour quoi faire ?

Philippe Bigot : Une charte est un élément fédérateur entre les professionnels qui la partagent, elle permet de montrer de la cohérence entre les professionnels COS® vis-à-vis de leurs clients. Cette charte ne vise pas à se substituer à celles existantes et il n’y aurait pas d’incompatibilité à ce qu’un coach professionnel COS® soit engagé sur le code de la SFCoach ou celui de l’ICF et dans le même temps engagé sur la charte COS®. Enfin, elle porte des valeurs, celles que l’on retrouve tout ou partie dans d’autres codes de déontologie, mais elle traduit les principales valeurs de la philosophie COS® en les rassemblant dans un même texte. Elle devient un « outil » pour le COS®.

CR : Tu lies la charte à une évolution profonde du site COS®. Peux-tu nous parler de tes intensions ?

Ph B : Le site COS® a vieilli. Il doit être redéfini pour des raisons techniques (la technologie du web ne cesse d’évoluer) ce qui donne l’occasion de repenser sa présentation, l’information qu’il contient et la présentation de l’annuaire qui est aujourd’hui, compte tenu du nombre de personnes qui y figurent, peu lisible et pas pratique pour le visiteur. Il s’agit donc de recréer un site attractif avec un annuaire à la présentation pertinente. C’est un gros chantier qui se mènera au cours de l’année.

CR : Cette charte est (entre autres) un ancrage de la marque COS ®, à ce titre elle participe à la reconnaissance de la marque et à ceux qui l'utilisent. Quelles sont les prochaines étapes dans ce sens ?

Ph B : Optimiser la visibilité sur le site « communautaire » COS®, le transformer pour qu’il passe d’une logique « site vitrine, site portail COS® » à une logique « site du Réseau COS® ». Nous savons que la communication et les « signes » qui la fondent sont importants. Un logo dédié au coach professionnel orienté solution certifié est finalisé et sera envoyé bientôt. Il s’agit en effet d’ancrer la marque, d’en faire un élément différenciant en mettant en évidence une pratique dans ses particularités.

CR : Comment les coachs certifiés peuvent-ils y participer ?

Ph B : En étant d’excellents ambassadeurs de la marque qui est un « bien » mis en partage ! en étant force de proposition, en s’impliquant dans les activités déjà existantes au sein du Réseau.

CR : L’adhésion à la charte doit-elle devenir une condition d'accès au Réseau COS ® ?

Ph B : L’engagement formel c'est-à-dire signé sera une condition pour figurer dans l’annuaire du site COS® (dans sa version actuelle et future). C’est la raison pour laquelle j’ai proposé une date limite de retour au 01 mars prochain. Le Réseau COS® s’élabore patiemment depuis de nombreuses années. Il a connu des étapes fortes de développement et des tentatives de structuration qui n’ont pas abouti. Tout comme la charte COS®, le Réseau n’a pas vocation à se substituer aux organisations professionnelles bien connues. Ce qui fonde le Réseau c’est la pratique du COS® et non l’organisation du métier, la particularité est de porter une certaine vision du métier hors de toute visée hégémonique.

CR : Merci Philippe, pour toutes ces précisions !

Journée d’étude COS du 05 juillet : appel à contributions

Pour relier le thème de cette journée et la pratique, Philippe lance un appel à contribution et à contributeurs afin que trois coachs présentent chacun un cas de coaching (lors de la séquence du matin). Chaque cas présenté sera discuté et sera un support pour illustrer le thème « le sujet du coaching ». Le travail de préparation (choix du cas, rédaction du cas, élaboration…) sera mené en lien avec Philippe. Les personnes intéressées par ce travail et cette contribution adressent un mail à Philippe.

Plumes ouvertes

Le coaching solidaire dans le réseau COS, un beau projet … Pas si simple.

Par Joëlle Bernier et Hélène Lefebvre

Oui, nous avons envie de participer à ce projet qui nous parait être l’opportunité de concilier deux envies : celle d’exercer son métier, et celle de travailler avec des confrères. Alors nous nous investissons. Nous avançons dans le projet. Nous rencontrons la directrice de la maison sociale des apprentis d’Auteuil. Nous faisons connaissance avec les résidentes, à qui nous présentons notre métier et notre proposition d’accompagnement. Et nous sommes rapidement confrontées à des questions relatives au cadre et au contexte de ces interventions.

Et d’abord, c’est quoi du coaching solidaire ?

Dans ce projet, le coaching solidaire c’est intervenir auprès de personnes que nous imaginons en demande d’un accompagnement dans la recherche d’un travail pour un retour à une vie sociale, sociétale, et qui ne peuvent pas s’offrir cet accompagnement pour des raisons pécuniaires.

Il semble donc que nous associons le bénévolat, la gratuité de notre intervention, au cadre dans lequel nous allons exercer : une fondation qui accueille des femmes avec leurs enfants, des mamans isolées et momentanément dans l’incapacité de subvenir à leurs besoins. C’est notre projet de coaching solidaire. Nous nous rendons vite compte que pour chacun de nos confrères investis dans ce projet, la définition est propre à chacun. Singulière. Et, nous engage systématiquement dans de longues discussions philosophiques. Une conclusion s’impose : il n’y a pas de coaching solidaire, mais des coachs solidaires.

Mais alors, c’est quoi être solidaire, et solidaire de quoi ?

Robert (le Petit), et d’autres, nous ont précisé qu’être solidaire c’est être attaché les uns aux autres, de manière que chacun réponde du « tout ». Autrement dit être solidaire, c’est être responsable ensemble d’une même chose, d’en répondre d’un commun accord. De là à passer à la solidarité, qui suppose que ce « tout », que cette « même chose » soit une cause reconnue (par ceux qui sont solidaires) comme devant être défendue, et nous arrivons sans peine au sujet de l’engagement. Alors, décider de s’engager dans le projet des coachs solidaires auprès des résidentes de la maison sociale des apprentis d’Auteuil, est-ce que c’est s’engager envers les coachs du projet, la fondation des apprentis d’Auteuil, les résidentes, autre chose, un autre « tout » ? A chacun sa réponse. Elle se situe où, la vôtre ?

Mais revenons à notre idée première, celle de la gratuité. C’est quoi être bénévole ?

Robert, toujours lui, nous annonce que quelqu’un de bénévole, est quelqu’un qui fait quelque chose sans obligation et gratuitement. Dans le cadre de notre intervention auprès des résidentes de la maison sociale des apprentis d’Auteuil, il est clair que nous intervenons sans obligation (encore une question …), et notre intervention ne reçoit aucune contre-partie d’ordre pécuniaire. Nous sommes donc bien dans le cadre du bénévolat. Nous faisons un don. Le prix de notre intervention de coach. Et ce don, nous le faisons à qui ? La réponse est pourtant simple … Aux résidentes… Ou aux référentes… Ou à la fondation des apprentis d’Auteuil…La réponse n’est pas si simple à trouver. Elle se pense plutôt a contrario : qui aurait payé la facture si notre intervention avait été payante ? A qui avons-nous soumis notre proposition d’intervention ? A la directrice de la maison sociale. Et donc, à la fondation des apprentis d’Auteuil. Nous sommes donc des coachs bénévoles auprès de la fondation des apprentis d’Auteuil. Nous faisons le don de notre intervention auprès de la maison sociale des apprentis d’Auteuil, et ce don prend la forme d’un accompagnement auprès des résidentes.

La boucle est bouclée : nous faisons un don auprès de la maison sociale des apprentis d’Auteuil, et nous sommes engagés dans une démarche solidaire pour défendre une cause, celle de la maison sociale : accompagner un bout de chemin les résidentes vers un retour à la vie indépendante financièrement et socialement.

La boucle est bouclée ? Pas tout à fait.

D’où vient cette impression étrange que cette mission d’accompagnement va être particulière pour chacun d’entre nous ? Nous sommes pourtant tous d’accord sur le principe que nos interventions sont des missions de coaching dans le cadre du COS : professionnel. L’objectif est de trouver un emploi. Et pourtant. Quelque chose dans l’accompagnement de ces femmes nous questionne. Nous ne sommes pas indifférents. Alors, en quoi et comment cet accompagnement serait si particulier ? Peut-être que le contexte n’est pas si anodin que cela. Intervenir auprès de personnes qui, a priori, sont dans une grande difficulté de vie, peut-être seules, peut-être dans une détresse familiale… Bref une histoire qui alimente notre fantasme de coach qui va sauver le monde. Une histoire qui vient titiller notre compassion. Un sentiment, qui visiblement, embrouille les esprits des coachs solidaires. Comment va-t-on se débrouiller avec cette compassion, alors qu’il s’agit en accompagnement, d’être en empathie ? Y a-t-il vraiment un monde entre les deux ? La pratique nous le dira, surement. Le travail sur soi, certainement, aussi. L’échange entre pairs (solidaires ?), indiscutablement.

Gérer l’incertitude

Par Christine Pansier

Aujourd’hui, l’environnement et la vie économique semblent incertains. La crise perdure, les entreprises, les gouvernements ne semblent pas trouver de solutions innovantes pour y faire face et en tirer atout. Nous entendons dans les médias les annonces successives de licenciements massifs.

Comment appréhender cette incertitude, comment y faire face et la transformer en opportunité ?
Comment le management de l’entreprise peut y faire face ?
Quel intérêt pour un manager d’apprendre à faire face à l’incertitude ?

La tentation de se référer à l’expérience prouvée conduit les directions et le management à se restreindre à une vision fondée sur le passé. Difficile, avec ce regard, de repérer la nouveauté, les potentiels, la rupture et de mobiliser sa créativité pour mettre en œuvre de nouvelles solutions pour s’adapter à un environnement dont nous ne maîtrisons plus les contours, ni le contenu, ni le fonctionnement, mondialisé et financiarisé.

Certaines entreprises ont cédé à la tentation, pour réduire l’incertitude, de développer des outils sophistiqués de suivi, de contrôle. Ainsi, les managers remplissent des documents, tableurs Excel ou autres, sans avoir la moindre marge de manœuvre, tout est balisé.

Le refus de la complexité du monde, la volonté de maîtriser l’aléa par des outils fige la vie de l’entreprise, fige ses énergies individuelles et collectives. Ainsi, ce qui est mis en place conduit à ajuster l’entreprise à la vision actuelle de la situation, sans préserver de part de flou et donc sans prévoir de ressources disponibles pour faire face à ce flou, à cette incertitude.

Ne pourrait-on pas aujourd’hui privilégier d’autres modes d’action ?

Pourquoi suer et se trouver dans la difficulté, pourquoi lutter sans cesse ? Agissons sur ce qui nous est facile pour commencer. Si l’on s’appuie sur ce que l’on fait avec facilité, on peut aller loin.
Pourquoi vouloir aller vite ? Ainsi que l’a écrit Jean-Louis Servan-Schreiber, « Nous travaillons sans recul. Pour un canon, c’est un progrès. Pas pour un cerveau ». Que faire ? Adapter son rythme à ce que l’on fait, ne pas se précipiter en réfléchissant vite pour du long terme.
Cessons de vouloir faire de l’avenir une probabilité. Identifions les hypothèses les plus dangereuses par leurs conséquences, préparons nous y et faisons tout pour éviter qu’elles ne se produisent.

En apprenant à faire face à l’incertitude, l’entreprise restaure la créativité du manager, lui laisse des marges de manœuvre pour expérimenter de nouvelles solutions dans de nouveaux contextes. Elle lui donne de la liberté, le pouvoir d’agir, cela l’implique et le rend responsable. Cela libère l’énergie individuelle et génère une énergie collective, constructive, porteuse. Cela rend nécessaire de lâcher le « besoin de tout maîtriser » pour toute la ligne hiérarchique.

Comment le coaching peut –il intervenir dans ces processus ?

Il me semble intéressant de nous questionner sur notre responsabilité de coach - professionnelle, philosophique, sociétale ? – d’accompagner les dirigeants et managers dans cette appréhension de l’incertitude qui permet finalement de développer de nouvelles voies, de gérer de façon plus souple, de mieux utiliser l’ensemble des ressources (actionnables) des collaborateurs, de rester adaptable plutôt que de subir les crises et aléas. Et vous, qu’en pensez vous ?